Le temps

Le temps nous file entre les doigts

 

Ne lâchons surtout pas ce temps qui court si vite,

Tel un oiseau pressé de prendre son envol

Il file entre nos doigts ne s’arrêtant jamais.

 

Nous imprimant les scripts dont nous sommes les acteurs,

Il nous impose parfois de sombres scénarios

Qu’il faudra sans relâche apprendre à distancier.

 

C’est en mémorisant les plus jolis clichés

Que le film se déroule imprégné de quiétude

Et permet d’espérer des lendemains heureux.

 

Gorgeons - nous de nature de chants et de musique,

Partageons entre amis de très nombreux fous rires

Émaillant chaque jour d’un projet positif.


Texte parue dans la revue  << les veillées des chaumières >> 

Marie-France Lefebvre - Anciennement directrice d'un jardin d'enfants - Boulogne Billancourt - France - le 06 juillet 2023

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Canicule 

Le temps s’est arrêté sous la chaleur torride

Plus un souffle de vent ne fait danser les feuilles.

Le tilleul odorant sous lequel je m’endors

Accueille un tourbillon d’insectes bourdonnants.

Les fleurs baissent le nez sur la terre qui craquelle

Le jardin n’en peut plus d’attendre les ondées.

Les oiseaux assoiffés ont gagné les sous-bois

Leurs douces mélodies se sont tues sur les branches.

Où est donc ce ruisseau qui chante en sinuant

Et viendra secourir la nature en détresse ?

Même l’eau de l’étang s’évapore dans le ciel

Pitié monsieur soleil, vous êtes trop brûlant. 

Marie-France Lefebvre - Anciennement directrice d'un jardin d'enfants - Boulogne Billancourt - France - le 25 juin 2023

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L’ancien et le nouveau temps

  

Depuis si longtemps que j’y songeais

Lointain matin humant parfum d’algues

Sur sable humide, empreintes déposais

Parcours heureux happé par les vagues

 

Les temps nouveaux torturés, aigris

Anéantissent, détraquent l’âme fragile

Torrent furieux, inassouvi

Écorchent et blessent les humeurs graciles

 

Échos du fond du cœur se sont tus

Étouffés de la lourdeur indue

Taciturnes ne résonnent plus d’emblée

Reprendre haleine et continuer

Depuis si longtemps que j’y songeais 

Odette Gilbert - Autodidacte - Artiste - Facebook Gilod - Les Méchins - Québec - le 12 mai 2023

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Le sablier de la vie 

Il ne reste que très peu de sel à s’écouler dans le sablier de ma vie.  Je voudrais bien en ralentir le débit mais c’est impossible, chaque grain m’est compté. Le temps file à vive allure de manière perpétuelle et inexorable.

J’ai beau jeter des coups d’œil sur mon passé, me faire le plaisir de me remémorer les bons moments que j’ai vécus et qui ne reviendront plus, il me reste à vivre le présent sans trop me projeter dans l’avenir, car l’avenir est incertain et il arrive hélas trop vite.

Pourquoi ai-je tant de mal à m’expliquer, à comprendre ce que le temps représente?  Il m’échappe car il est en perpétuel mouvement, il ne s’arrête jamais; passé, présent et futur.  Un certain temps de vie nous est alloué, on arrive, on part et la vie continue.  La vie est une vibrante et magnifique aventure dans le temps.

L’idée de fractionner le temps vient des Babyloniens, puis ensuite des Grecs et des Romains.  Ce sont ces derniers qui ont fixé le début de la journée à minuit.

Pour connaître l’heure, les hommes de l’Antiquité se servaient de cadrans solaires inventés par les Grecs au Ve siècle avant J.-C.

Une autre invention arrive aux alentours de l’An mil qui permet de connaître l’heure la nuit à partir de la position des étoiles.  Cet appareil est appelé « nocturlabe ».

La révolution en ce domaine survient au XIVe siècle avec l’apparition, en Italie, des premières horloges mécaniques à poids. En quelques décennies, ces appareils s’étendent dans toute l’Europe.

Dès le XVe siècle, arrivent les premières horloges portatives, ancêtres des montres.  Un siècle plus tard, la précision des horloges permet de diviser l’heure en minutes et en secondes.

C’est au XVIIe siècle, qu’est inventée l’horloge à pendule par le hollandais Christian Huygens (1629-1695).  L’horloge mécanique marque une rupture, sa durée ne dépend plus des cycles du soleil mais demeure constante toute l’année.  L’heure de 60 minutes est née.

Puisqu’il ne m’en reste peu devant moi, faire des recherches sur le temps me le fait apprécier davantage et m’incite à remercier les gens que j’aime pour le temps qu’ils m’ont accordé.

Ma recherche sur le temps m’a appris ce que les hommes ont fait du temps mais pas ce qu’il représente.  La notion du temps me semble toujours nébuleuse, je comprends toutefois que ce n’est pas le temps qui passe mais moi qui passe dans le temps.  Il me reste donc à savourer chaque moment qui m’est donné en espérant y laisser des traces, des sillons de joie, de paix et d’amour.

Lorraine Charbonneau – Ex-fonctionnaire de la Fonction publique fédérale – Résidente du Marronnier à Laval – envoyé le  1er février 2023 

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Au coin du feu

 

Flamenco endiablé des flammes dévorantes

Le feu s’est embrasé sur les bûches de chêne.

L’odeur du bois qui brûle remplit l’air de chaleur

Imprimant sur mes joues de délicieuses couleurs.

 

Les flammèches scintillantes se tordent avec ardeur

Illuminant les braises qui crépitent dans l’âtre.

On ne se lasse pas d’observer la magie

Des tisons rougeoyants parsemés d’étincelles.


Ô douce cheminée, lieu prisé des conteurs

Qui partagent gaiement leurs nombreux souvenirs

En cuisant les châtaignes sous la cendre brûlante


Et caressant le chat qui ronronne de plaisir.


Le poème ci-dessus figure dans mon ouvrage « Au fil du temps »

Marie-France Lefebvre -  Anciennement directrice d'un jardin d'enfants - Boulogne Billancourt - France - le 23 décembre 2022

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Une nouvelle semaine

Tant de comptines apprises, lues, contées depuis notre tendre enfance sur les jours de la semaine. Les fêter avec joie, ou ressentir parfois de l'angoisse à l'approche du dimanche soir, lui qui nous annonce le début d'une nouvelle semaine. Comment sera-t-elle ? Peut-on l'imaginer, ou la rêver ? Comment seront ces jours avec leurs mélodies et parfums. Certains jours arrivent sans tambour ni trompette, et d'autres arrivent avec fracas et révoltes nous faisant signe que le temps passe vite, trop vite... 

Les grains de sable du sablier filent, il nous échappe ce temps qui passe et qui fuit. Ces jours qui rythment nos vies et passent les images, et les paysages teintés de gris, de bleu, de mauve. Que l'on aimerait le ralentir, et goûter ces jours, prendre le temps de s'émerveiller, de courir dans l'herbe encore mouillée de rosée. Les jours passent et nous invitent au voyage et à la découverte avec parfois des rires, des larmes, des surprises...accueillir ces jours qui nous sont donnés.

J'aimerais être un enfant et ne pas me soucier des jours qui filent comme l'éclair, ne pas avoir peur du lendemain, de la solitude et du silence si bruyant.

J'aimerais être un enfant qui ne pense qu'à jouer, chanter, rire, danser, écrire, lire, vivre la douceur de l'instant.

Les jours se suivent et se ressemblent avec leurs rituels. Seul sieur Dimanche ouvre ses bras au tout possible, aux rêves, et imprévu.  Alors que le temps court, les jours et les semaines galopent, et dame souris trotte et grignote les heures-les minutes-les secondes.

Lundi difficile lundi

nous tire de nos nuits

affronter avec courage

une semaine aux allures sages

Mardi laisse place aux séries

aux souvenirs de la vie

veille d'une journée de vacances

privilège de l'enfance

Mercredi, la cuisine prend des allures de fête

poulet, frites, mousse au chocolat

crêpes pour tous les goûts en tête

Le mercredi jour de lessive, parfum de lavande dans les draps, il file vite le mercredi léger aux saveurs d'insouciance: patins à roulettes, habits de poupées, plaisir d'antan, instants d'innocence laissent place au jeudi.

Jeudi et ses devoirs, travaux de plume et d'encre noir, quelques taches sur le buvard et des ratures sur les pages d'histoire.

Petite fille, voici venir le vendredi et je resterai bien dans mon lit car cette semaine nous a bien fatigués.

Mais il faut vite se préparer, le samedi sonne déjà avec des activités plein les bras. Le samedi court les rues: aussi vite arrivé, aussi vite disparu.

Dimanche arrive et s'effiloche tristement. Écrire un poème pour défier le temps une nouvelle semaine est en chemin et avec elle son train-train quotidien.

©Gaëlle - Bernadette Lavisse écrivaine biographe - poète - auto-didacte -  le 28 juin 2022

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L’ange

 

Suspendu en silence

Au cœur de la maison

Il veille sur nous

Au son de l’horloge

Chantant des « Ave Maria »

 

Silhouette de dentelle

Au bout d’une ficelle

Il ouvre grand ses ailes

Pour chaque jour qui se lève

 

Le soleil d’après-midi

Viens l’habiller d’un bleu céleste

Grâce aux poussières de lumière

Transperçant le vitrail de la fenêtre

 

Dans ma demeure habite un ange

Les couleurs des jours y brillent

Tantôt de blanc, tantôt de bleu

Au tic-tac des saisons qui s’écoulent

 

Céline Anctil – retraitée de la fonction publique – Gatineau – Québec – le 22 mars 2022

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Sans titre


Danser avec les mots

Surfer avec les vagues

Laisser les pensées couler sur l'eau

Se déposer dans son âme

D'écrire la magie

Sentir la chaleur

Croire que ce n'est jamais fini

Ne pas se laisser conduire par la peur

Raconter un bout d'histoire

Se reposer le soir

Surtout aimer

Marcher pieds nus

Se laisser caresser par le vent

Ne rien chercher de plus

Continuer pour un temps

Tout va doucement

Sans être parfait

Apprécier de temps en temps

Car ça ne sera jamais parfait

Et c'est ce qui est bien

Seulement prendre le temps

D'apprécier les petits riens

Qui sont sans fin


Monique Brouillard - retraitée - autodidacte – Saint-Gérard-Majella - Québec -  le 14 février 2022

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Le temps qui est donné


Elle a fait du "temps", son ami. 

Elle a demandé du temps pour employer son temps, à s’accorder du temps, sans jamais tromper le temps.

De son temps précieux, elle a pris le temps, dans un temps indéterminé, pour étirer le temps.

Comme moi, quel temps fou elle a gaspillé, à vouloir maîtriser le temps!

Trop souvent, le temps court, le temps fuit, le temps manque, le temps passe, le temps s’envole, le temps presse, car le temps s’éloigne.

Le temps s’en va, le temps s’efface, le temps se dérobe sur un passé nostalgique, quand arrive le temps où le temps s’arrêtera.

Le temps est venu de défier le temps, le temps qui reste au temps de vivre, puisque le temps est à l’arrivée du départ.

Dieu que j’aurais voulu allonger le temps, exiger du temps, pour passer du temps à explorer le temps, à émietter du temps avec son temps limité par le temps.

Voici le temps de la cinquième saison, là où le temps est aboli. 

Que ce temps soit doux, divin, exquis, rayonnant et serein, quand le temps de VIVRE lui sera accordé.

Le temps de dire JE T’AIME chère amie Claudette.

 

Angéline Viens - retraitée de l'enseignement - lauréate d'un concours littéraire en 2007- Brossard - le 27 décembre 2021

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Le temps d'une larme


Il y a le temps que l'on passe à se mettre en colère

Comme le temps des orages

Celui que l'on dépense à courir

Comme le temps de l' éclair

Celui qui nous épuise

Comme lorsqu'on cherche le temps perdu

Celui qui nous bouscule, nous heurte

Comme lorsque l'on frappe un mur

 

Et  soudainement 


Il y a le temps d'un sourire

Qui dure une seconde

Le temps d'un clin d'œil

Qui allume le regard

Le temps d'une pause

Comme la tortue sur le bord d'un marais

Le temps de prendre ma main

Comme pour m'accompagner


Mais, voilà que le temps file

Comme le grain de sable qui coule dans le sablier

Et pourquoi pas le prendre pour sentir

Sens-tu le vent qui caresse ta joue

As-tu un moment pour t'arrêter

Pour écouter le bruit du ruisseau qui coule à tes pieds

N'entends-tu pas la voix de ceux que tu aimes

Sois libre comme l'oiseau qui chante le matin

 

Il n'y a pas de temps à perdre


Et comme j'aimerais le partager avec toi

En regardant le soleil se coucher

J'entends fredonner une douce musique

Profitons de ce moment

Avant que ta main ne glisse au loin comme une étoile filante

 

Du temps, je peux en donner

En sachant très bien qu'un jour il va s'arrêter

Lorsque le sable aura terminé de couler

Une trace sera à nos pieds

Le temps d'une larme


Monique Brouillard - retraitée - autodidacte – Saint-Gérard-Majella - Québec -  le 8 décembre 2021

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Travail de nuit

 

J’aime la nuit, ses ombres et son mystère,

La sombre lueur de sa silencieuse atmosphère,

Le noir de sa couleur, la profondeur de son ciel,

Son impérieux sommeil et la puissance de la veille .

 

Il me faut cultiver l’éveil en apprivoisant l’insomnie,

Et rester vigile malgré l’appel de la physiologie.

Ici s’affaire toute une équipe de noctambules

Tantôt solitaires ou nombreux, ils déambulent,

 

Ce sont les spectres, les veilleurs, les nocturnes

Ceux, qui au fur et à mesure de la fatigue, deviennent taciturnes

Ceux qui vivent à l’envers, ceux qui dorment tout le jour

Ceux qui aiment la nuit et en font leur parcours .

 

Danièle Comparetti - infirmière - blogueuse - hemodyrea.canalblog.com - Tours - France - le 14 novembre 2021 

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Tuer le temps

À minuit et une seconde, la vie donne 24 heures à chacun-e, quelles que soient les conditions de vie à chaque être de l’humanité. Il a ce cadeau de 24 heures chaque jour. 


Le temps change tout ce qui est.  Rien ne peut rester indifférent au temps.  Tout est soumis à la loi croissante du désordre.  Dans ce désordre, il est possible de se diriger vers une plus grande clarté ou une plus grande noirceur.  À chacun-e de faire son choix.  Choix dont les conséquences construisent ou détruisent.  


À chaque seconde, le temps file entre les doigts.  Les instants passés ne reviendront pas.  Ces temps précieux sont des moments qui disparaissent sans possibilité de retour. Si l’on comparait ce temps avec une maison en flammes, la compréhension en sera plus facile.  La conscience est telle qu’elle ne peut constater qu'une seule expérience à la fois.  Supposons que le feu embrase tout, et qu’il nous est offert la possibilité de sauver un seul objet. Ça peut paraître étrange mais c’est ainsi que la conscience fonctionne. 


 À chaque instant,  la conscience ne peut sauver qu’une seule expérience.  Quel choix émergerait entre une vieille chaise brisée ou un Picasso sur le mur du salon?  Même inconsciemment, cette décision se prend à chaque instant.  La vieille chaise brisée ou le Picasso? 


Ce qu’il faut réaliser c’est que chaque moment des vingt-quatre heures renferme un choix.  Dès que l’on parle de choix, on parle de liberté.  Donc, l’être humain ne peut être fataliste et se sentir emprisonné dans le malheur, car chaque moment renferme une immense liberté et une possibilité de choisir d’être heureux.


Demeurer durant des heures dans la colère, c’est laisser des instants disparaître en choisissant parmi eux, celui le plus laid, comme la vieille chaise brisée, et en laissant passer le plus beau, le Picasso, brûlé à jamais.


Il devient donc difficile d’accuser les autres de notre malheur.  Ce sera toujours un choix, même inconscient, de la façon de tuer le temps, cette ressource si précieuse, à la disposition de tout être vivant et ce, à chaque instant, chaque seconde, chaque moment présent de la vie. 

 

Angéline Viens – Retraitée de l’enseignement au primaire - résidente Manoir Brossard - Brossard - Québec - Canada - le 27 octobre 2021

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Le temps

 

Quand tu es petit, tu trouves que rien ne va assez vite

Tu aimerais grandir pour pouvoir enfin devenir libre

Et puis tu mûris, tout s’accélère et tu obtiens ce que tu mérites

Ta vie s’élargit, tes possibilités se multiplient et pourtant tu hésites

 

Tu ne sais plus où te diriger, même si on te dit de t’orienter

On t’explique que c’est important, qu’il s’agit de ton avenir

Tu ne comprends plus la réalité, tout ce que tu souhaites c’est régresser

Retourner vers ton enfance, pour retrouver l’insouciance et les rires

 

Mais le temps avance et il ne revient jamais en arrière

Tu dois entrer dans le costume de l’adulte quoi qu’il advienne

À toi de choisir ce qui te convient et dont tu pourras être fier

Sans t’effrayer des responsabilités qui sont désormais tiennes

 

Tu es encore jeune et rempli de tes rêves, le monde t’appartient

Tu as des certitudes, tu veux changer les autres pour les rendre meilleurs

Tu prends des gifles, tu apprends de tes erreurs, et tu en sors plus malin

Ton existence t’enseigne la patience, la résilience et à renaître de ton malheur

 

Tu te dis que les jours et les années te filent désormais entre les doigts

Tu te retournes pour regarder le chemin parcouru qui te donne le vertige

Tu te dépêches de profiter parce que tu as compris et que tu es aux abois

Chaque seconde est un cadeau qui te pousse vers l’essentiel que tu négliges

 

Avec amour, avec humour, dérision et légèreté

Aborde ta parenthèse sans te départir de ton sourire

Sois heureux pour ce que tu es et pour tout ce que tu fais

Pour ne rien regretter au soir où tu devras partir.

 

Danièle Comparetti - infirmière qui aime écrire - Tours - France - le 24 septembre 2021

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Le temps m'est précieux

On peut passer un film à l’envers mais pas le temps, il est irréversible à l’exemple de la combustion d’une bougie.  Les événements de la vie se font d’une façon linéaire mais les classements des événements dans la mémoire ne fonctionnent malheureusement pas de la même manière; pas de petites cases bien numérotées ou datées dans notre tête.

 

Près de huit milliards d’êtres humains vivent actuellement sur la terre.  Nous avons tous la même expérience intime du temps, mais combien sont conscients de l’ultime moment où ils vivent ? Je réalise que vivre à notre époque est un temps béni.  La vie d’aujourd’hui est facilitée par les progrès de la science.  De nombreuses découvertes datent d’un peu plus d’une centaine d’années, donc relativement récentes dans l’histoire du monde : l’électricité, l’eau courante, le cinéma, l’automobile, l’avion, l’internet, le GPS, les téléphones intelligents, sans compter tous nos appareils ménagers et électroniques qui nous facilitent la vie.  On apprend tout ce qui se passe dans le monde presque instantanément.  La vie était beaucoup plus pénible au cours des siècles antérieurs.

 

Je ne peux examiner, penser, percevoir le temps que sous l’angle de mon expérience personnelle. Qu’est-ce que le temps signifie pour moi? Qu’il m’est précieux, de plus en plus précieux à mesure qu’il s’amenuise.  Que je dois en être de plus en plus consciente, le considérer comme mon allié, mon ami, comme un cadeau. Il n’y a plus de feux d’artifices dans ma vie, ni de passion dévorante, que du bonheur simple. Je me sers du temps qu’il me reste pour étancher ma soif d’apprendre et mon besoin de libérer toute l’énergie créatrice que je sens en moi.

Je vais maximiser le temps qu’il me reste et y mettre toute mon énergie, tout mon amour et toute ma reconnaissance.


Lorraine Charbonneau – Retraitée de la Fonction publique fédérale – Résidente du Marronnier - Laval - Québec – le 19 mai 2021

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