La sagesse

Pour moi, l’alchimie c’est …

Au XVIIe siècle, certains pseudo-savants croyaient qu’on pouvait transformer en or un vulgaire métal tel que le plomb. On était à la recherche de la « pierre philosophale », cet élixir qui permettrait de guérir toutes les maladies et de devenir immortel. Toutes les considérations y étaient entremêlées, philosophiques, mystiques et spirituelles. C’était mystérieux, hermétique, magique et un peu sorcier.

J’en suis venue à penser que nous sommes tous des alchimistes même si l’on ne s’en rend pas toujours compte. De la naissance à la mort, notre existence est en constante transformation, sans cesse en évolution. Le but recherché, la pierre philosophale, serait la sagesse.

Chez certains, la conscience s’éveille à ce phénomène à un moment de leur vie, mais je pense que la plupart des gens ne se posent pas trop de questions, ils vivent à la surface comme ils surfent sur le Web.

La ligne de la vie n’est pas toute tracée d’avance, tout un pan de la réalité de chacun d’entre nous est inconnu. C’est nous qui la traçons par nos expériences bonnes ou mauvaises de la vie. Nous nous façonnons graduellement à mesure que nous vivons.

Aussi loin que je me rappelle, la recherche de la vérité et de la sagesse a toujours eu un grand attrait pour moi. J’ai toujours pressenti que c’était le but que tout humain devait avoir, que c’était la raison pour laquelle nous cheminions sur cette terre. J’ai toujours cru que la transmutation était totale quand on atteignait la sagesse qui est la suprême perfection ou du moins si l’on s’en approchait.

Au crépuscule de ma vie, quand je regarde en arrière, je trouve fascinant les progrès que j’ai accomplis. Cela n’a pas toujours été facile mais je me suis efforcée à ne pas déroger du but que je m’étais fixé. Je réalise l’énorme transformation qui s’est produite dans ma vie, dans tous les domaines, de ma pensée, de ma conscience, de ma sensibilité, de ma compréhension du monde dans lequel je vis et des personnes autour de moi.

Plus je vieillis, plus ma conscience s’éveille, plus je mets l’essentiel en premier et ainsi je m’aperçois que tout se met en place et que la vie devient de plus en plus facile.

Lorraine Charbonneau – Ex-fonctionnaire de la Fonction publique fédérale – Résidente du Marronnier à Laval, Québec - le 18 avril 2022

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Qu'une fois


Nous vivons qu'une fois

Pour nous émerveiller de tous les petits riens

Pour nous laisser toucher par un lever de soleil

Pour sentir réellement la brise


Nous vivons qu'une fois

Pour apprendre à nous connaître

Pour saisir les nuances du coucher de soleil

Pour savoir nous protéger des pires orages

Nous vivons qu'une fois

Pour découvrir notre demeure

Pour rêver devant un ciel étoilé

Pour savoir danser sous la pluie

Nous vivons qu'une fois

Pour apprendre à nous réaliser

Pour saisir le sens de notre vie

Pour nous laisser emporter par elle


Nous vivons qu'une fois

Pour apprendre à partager

Pour explorer le monde

Pour trouver notre coin de pays

Nous vivons qu'une fois

Pour apprendre de nos erreurs

Pour surfer sur de grosses vagues

Pour apprendre de la vie

Nous vivons qu'une fois

Pour apprendre à aimer les autres

Pour apprendre à s'aimer

Pour aimer la vie


Monique Brouillard - retraitée - autodidacte – Saint-Gérard-Majella - Québec - le 17 décembre 2021

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Gerbe de vie

Dans le bouquet de mes années

Que de belles fleurs se sont vite fanées

Se dressent toujours quelques boutons cachés

Prolongeant ainsi le doux parfum de l’été

Qu’est la vie sans la ponctuation du temps?

Qu’est le temps s’il nous échappe constamment?

Je ne ressens plus ce besoin d’en faire autant

Ma vie se conjugue désormais au mode présent

Dans le grand jardin de ma cinquantaine

Des brins de tendresse poussent par centaines

Les couleurs du bonheur que je voyais à peine

Viennent fleurir ces instants qui m’appartiennent

Finies ces années à courir comme des fous!

Même sans un sous, j’aurais quand même tout

L’essentiel n’est-il pas à l’intérieur de soi

Lorsqu’un petit rien vous comble de joie

Serait-ce donc cela la sagesse…

texte écrit à l’occasion de mes 50 ans, il y a près de 15 ans

Céline Anctil – retraitée de la fonction publique – Gatineau – Québec - 29 octobre 2021
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Le matin

Il était une fois un matin, encore plus beau que tous les autres matins, un matin où la vie me semblait plus jolie, plus douce.


Le matin, autour de quatre heures, c’est-à-dire avant l’arrivée du soleil, ma journée débute. Disons-le, c’est la partie du jour que je préfère. Le matin, les objets, les couleurs, les odeurs sont particulières. Quand je pédalais sur la piste en vélo, j’avais la sensation que le monde m’appartenait.


La période entre le lever du jour et le lever du soleil est primordiale pour moi. C’est à ce moment que je dis bonjour à ce nouveau matin. Je me sens privilégiée de voir et de vivre le matin. Je vis cet instant avec un regard neuf, à chaque matin. On ne dit pas de bon matin ou de grand matin pour signaler de bonne heure…ce qui me convient très bien.


Les matins sont mes périodes du jour préférées.


Je me suis amusée à chercher des expressions contenant le mot matin :


Qui rit le matin le soir pleure (Proverbe Français);

Braise de nuit devient cendre du matin (Proverbe Arabe);

Le travail du matin vaut de l’or (Proverbe Allemand);

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin (Proverbe Français);

Qui veille la nuit, se réjouit le matin (Proverbe Oriental);

Vous devez rêver pour pouvoir vous lever le matin (Betty Wilder);

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, surtout le matin (Anonyme);

C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit ( Khalil Gibran).


VIVE LES MATINS !

Madeleine Faucher - retraitée en psychologie – Plessisville - Centre du Québec - le 14 septembre 2021
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La chance

On dit que le hasard n’existe pas, qu’il y a plutôt des synchronicités.

Qu’en est-il de la chance ? Quant à moi, je serais porté à croire qu’elle n’existe pas non plus, du moins pas en tant que telle.

Peut-être pouvons-nous l’attirer ! Toutefois à mon avis, elle ne nous tombera pas du ciel, sans aucune raison. Il me semble que nous avons notre part à faire pour que nous puissions nous dire chanceux.

Je suis du genre à aimer la vie, les gens, à rarement critiquer sauf pour une critique constructive. Je réalise, du moins je pense, qu’en conséquence plein de belles choses m’arrivent un peu comme au hasard, ou comme par chance ou aléatoirement. Toutefois, j’ose sincèrement croire que j’y suis pour quelque chose. Je préfère me sentir responsable autant de mes revers que des magnifiques événements que la vie m’accorde.

J'ouvre ici une parenthèse pour vous dire que je suis présentement dans la région de Vancouver pour un mandat bien particulier dans le secteur de la vaccination. J'en profite pour vous dire combien j’aime cette ville et sa grande région, pour y être souvent venu. J'y ai même demeuré quelque temps. Ce mandat est donc pour moi, comme un cadeau de la vie. Je le savoure à chaque jour, et bien sûr je sens en moi beaucoup de gratitude.

La vie serait-elle alors un peu comme la publicité des saucisses Hygrade des années 1960. Pour ceux trop jeunes pour se rappeler ou pour même l'avoir déjà vue, celle-ci revenait plusieurs fois par jour et nous disait haut et fort: Plus les gens en mangent, plus elles sont fraîches. Plus elles sont fraîches, plus les gens en mangent. Elles, bien sûr, sont les saucisses Hygrade.


Bref la vie est-elle comme cette publicité, c'est-à-dire plus nous l’aimons, plus elle est généreuse.

Je crois bien que oui.

Styve Pagé - travailleur autonome - visites virtuelles 360 - izi.ca - Lanaudière/Laurentides - Québec - le 4 août 2021

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Retraite Phase II

Qui dit qu’une retraite doit être un long fleuve tranquille ?

J’ai continué à rédiger des plans d’affaires et faire du coaching d’affaires quand l’âge de la retraite a sonné.

Avec des projets d’aller en Afrique, j’ai reçu le vaccin contre la fièvre jaune en 2020 et j’ai eu de tels effets secondaires que j’ai perdu une bonne partie de mes énergies à un tel point que je me sentais devenu un vieillard à peine capable de lire des romans pour passer le temps.

Puis un beau matin, je me suis senti de nouveau en forme. Le sentiment de vieillesse était disparu. Les projets en Afrique ont alors pris une nouvelle forme jusqu’à ce qu’une amie de Sept-Îles publie une offre d’emploi. Cela m’a donné le goût de retourner vivre à Sept-Îles et de revoir cette amie dont j’avais fait la connaissance pour la première fois en 1971. J’ai cherché un logement, et mon choix s’est arrêté sur la Résidence des Bâtisseurs, tout juste en face de la Baie de Sept-Îles. Celle-ci répondait à tous mes critères, soit les services offerts, les activités et la vie sociale.

Pour m'offrir cette résidence et avoir un certain confort, je me suis magasiné un emploi et je commence aujourd’hui comme auditeur de nuit à temps partiel à l’Hôtel des Gouverneurs.


Si vous pensez que votre vie s’arrête au moment de votre retraite, c’est simplement un choix que vous faites. La mienne se poursuit active et sereine.

André Ouellette - retraité de la fonction publique et de l'entreprenariat – mais pas encore retraité - Sept-îles - Québec – le 3 août 2021

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L’herbe *

L'adage nous dit que l'herbe est toujours plus verte ailleurs...

Que l'on soit humain ou animal, il est très tentant d'explorer de nouveaux horizons.

Preuve en est : dame vache malgré sa vaste prairie d'herbe verte s'avança et passa la tête au-dessus des barbelés au risque de se blesser pour se régaler d'un mets succulent qui se présentait à elle. De belles grandes orties arrosées d'une pluie fine. On dit que l'herbe est meilleure quand elle est arrosée. Ces orties laissent échapper un parfum si intense, si fort que cela chatouille toutes les narines.

J'avance vers elle, et je ne sais pourquoi, elle pousse un gros souffle de mécontentement de ses naseaux. Pensait-elle que j'allais lui faire la morale, se sentait-elle coupable d'avoir franchi l'interdit, d'avoir cédé à la tentation si grande qu'elle avait sous le nez... Je reste au-devant d'elle, et la regarde avec douceur et lui dis : Ma belle, si tu es heureuse je suis heureuse. Elles sont bonnes ces orties n'est-ce pas ! Ne t'inquiète pas va si tel est ton bon plaisir....

Elle me regarde d'un drôle d'air presque surprise de ma réaction puis reprend son repas. Je la salue et poursuis ma route, elle lève la tête et me regarde calme et sereine. Il est plus facile de se faire comprendre avec les animaux.... qu'avec les hommes...

Pourtant nous ne sommes pas si différents, l'homme a lui aussi son instinct animal, il aime lui aussi fouler l'herbe d'à côté ou de plus loin. Tiraillé par ses désirs, ses envies d'ailleurs, prendre sa valise un jour, partir découvrir le vaste monde, lire dans les regards croisés, se nourrir d'un sourire, parler d'autres langages, tomber en amour. Tous ces rêves qui nous font nous sentir vivants. Rêver, désirer et si je franchissais le pas, même au risque de me blesser, de me brûler, de tout perdre, sans savoir ce que je vais y gagner. Supporter les tempêtes, les doutes, se poser la question de : est-ce que le bonheur que j'ai quitté sera encore là à mon retour ? Était-ce une fuite en avant, ou une soif d'être vraiment soi ? Quitter le masque que l'on porte au quotidien et renaître à soi. Existe-t-il un endroit parfait, des gens parfaits, un semblant de paradis où l'on peut être heureux et s'épanouir...


Peut-être faut-il prendre cet envol, goûter et puis prendre conscience du beau, du vrai pour revenir sur ces pas réalisant que notre essence est en fait là où on se trouvait, même si tout n'est pas parfait.


* voir l'onglet Animaux et oiseaux pour photo correspondante

© Gaëlle Lavisse - auteure - écrivaine - biographe - poète - ECQUES - Pas-De-Calais - France - le 2 août 2021

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Si la sagesse existait encore ....


Qu'il est dur le chemin de la vie, constat de la cruauté de l'existence.


Nous pouvons par la langue : construire, embellir, fortifier, mais aussi détruire en calomniant, enfoncer, tuer.


Sans cesse, nous éprouvons le besoin de juger. Nous voyons le mal de l'autre, sans se remettre soi-même en question.


À chacun sa capacité d'être ou de bien faire, unir nos différences, transformer notre regard.


Rares sont les vies qui ne côtoient pas la souffrance.


La pauvreté est injuste, inhumaine; il faut rester humble devant la misère, respecter l'autre avec ses traditions, ses ignorances.

Ne pas imposer ses méthodes, parce que nous croyons être les plus savants.


Nous sommes sur terre pour conquérir la vie, le mieux possible, pour soi et pour ceux qui nous entourent...


À chacun sa façon, pourvu que le bien bouillonne à l'intérieur.


"Alors, faisons le bien, et laissons piailler les moineaux ! "


Nicole Hannebique - retraitée - femme au foyer - Achiet le Petit - Pas-de-Calais en région Hauts-de-France - France - le 10 juillet 2021

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