L'enseignement

De mon père, à mon père

Mon père est décédé il y a quelques années déjà. Que le temps passe vite. Je me souviens que mon père s'intéressait beaucoup à la généalogie. Il s'est même impliqué dans l'association généalogique de notre famille. Après son décès, je ne me suis plus intéressée à cette association.

Quelque temps avant sa mort, je me souviens qu'un jour il m'avait dit que si je voulais enseigner, je le pouvais aussi. À ce moment, je n'avais pas répondu mais je croyais que c'était ridicule, car je ne possédais pas un bac en enseignement.

Parfois, je pense à toute l'implication que mon père a faite en généalogie, toutes les recherches pour compléter l'arbre généalogique, son implication au sein du journal qui donnait de l'information aux membres de l'association. Je n'ai pas suivi cette voie. Je ne sentais pas que c'était ma place.

Par contre, aujourd'hui, je me dis que je suis sa trace. Qu'il m'a fallu du temps pour comprendre. Comprendre quoi? Que je pouvais enseigner comme lui m'a enseigné. Pour pouvoir enseigner, je devais trouver ma voie.

Si mon père s'est occupé de généalogie, c'est que cela faisait partie de sa voie et non celle de mon grand-père. Mon père n'a pas vécu exactement comme son père a vécu. Il a trouvé son chemin à lui. Si je veux suivre les traces de mon père, je dois trouver mon chemin.

Lorsque je vais l'avoir trouvé par le fait même, je vais enseigner à mes enfants d'en faire autant. Je ne veux pas que mes enfants prennent les mêmes décisions que moi, ni qu'ils vivent de la même façon. Les choix que j'ai faits m'ont rendu heureuse, car ils me convenaient. J'ai accepté et même souhaité que mes enfants vivent à leur façon et qu'ils fassent leurs propres choix en respectant leur valeur, car je voulais qu'ils soient heureux. Pour moi, c'était essentiel et cela fait partie de mes valeurs.

C'est en me respectant et en cherchant toujours à trouver mon parcours, que je vais suivre les traces de mon père et que je vais enseigner comme il me l'a dit.

Aujourd'hui, j'aimerais dire à mon père qu'il avait raison : je peux enseigner.

Monique Brouillard - autodidacte - Saint-Gérard-Majella - Québec le 17 mai 2022

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Cours 101

Une amie me parlait récemment de l’aide qu’elle tente d’apporter à des membres de sa famille peu intéressé.e.s à en tenir compte. Et pourtant… Elle est une coach de grande expérience, et autrice prolifique en transformation personnelle. Notre conversation m’a plongée dans une réflexion sur l’art de soutenir nos proches, au jour le jour, sans formation en relation d’aide. Au fil des ans, j’ai trouvé une approche simple où j’applique trois règles. Elles fonctionnent bien pour moi et les personnes qui me sont chères. Les voici dans deux cas de figure.


Règle no 1 : conseiller uniquement une personne qui veut l’être

Je rencontre une amie qui se plaint d’une situation. Je lui propose de l’aider à y voir plus clair.

a) Elle refuse. J’accepte son refus, l’écoute avec l’intention qu’elle trouve une solution en en parlant, j’évite de résoudre son problème pendant qu’elle me parle.

b) Elle accepte. Nous en discutons et convenons d’actions à poser pour démêler ladite situation.


Règle no 2 : a) donner une deuxième chance ou b) vérifier les résultats

Je la revois qui se plaint à nouveau de cette situation.

a) Je réitère mon offre. Elle refuse. J’accepte son refus et l’écoute avec l’intention qu’elle trouve une solution en en parlant, toujours en résistant à mes bonnes idées.

b) A-t-elle appliqué les actions dont nous avons convenu? Non. Peu importe la raison. Veut-elle qu’on cherche d’autres solutions? Oui, on en discute et trouve d’autres actions à poser qui lui conviennent.


Règle no 3 : répéter une seule fois

Je la revois encore qui se plaint toujours de cette situation. Je lui rappelle avoir fait deux propositions d’aide qu’elle a en a) refusée, b) pas appliquée. C’est son droit. Je suis en présence d’une personne qui se plaint sans vouloir être aidée : une victime impuissante. Incapable de l’aider, je lui demande de ne plus m’en parler. Si elle le fait, je l’interromps en lui redemandant de ne pas m’en parler.

En général, cela secoue les gens habitués d’abuser de l’écoute de leur entourage. J’ai appliqué ces règles avec une amie qui, peu de temps après avoir exécuté la règle no 3, est passée à l’action et réglé la situation.

En continuant de vouloir aider une personne qui ne veut pas l’être, cette dernière n’a d’autre choix que de justifier son inaction en me donnant tort. Elle doit prouver que je suis incapable de l’aider : « Tu n’y comprends rien! ». Nous sommes coincées dans une dynamique de salvatrice/victime sans issue. Il existe une offre écrasante de ressources pour résoudre une difficulté personnelle. Qu’une personne refuse d’y accéder, soit. Alors, autant éviter l’objet de sa plainte.

J’ai quelques proches avec lesquel.le.s je me garde d’aborder des sujets sensibles. Je demeure engagée à le faire en guettant l’occasion propice. Entretemps, je tâte le terrain, demande à la personne pourquoi elle agit comme elle le fait. Je me contente de son explication, fais la paix avec la situation. Tout ne doit pas toujours être parfait.


© Diane Leblanc - Autrice et conférencière - dianeleblanc309@gmail.com - Brossard - Québec le 29 novembre 2021

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L’éducation

Dans nos écoles, nos professeurs enseignent beaucoup de matières à nos enfants. Nous nous efforçons de leur transmettre nos connaissances, celles que nous avons reçues de nos parents, et eux des leurs. Nous voulons qu’ils se débrouillent bien dans la vie, qu’ils n’aient pas trop de problèmes, qu’ils gagnent bien leur vie, enfin qu’ils soient heureux.

La plupart des humains pensent que le but de l’éducation est de transmettre des connaissances. Mais hélas, l’éducation n’a pas grand-chose à voir avec les connaissances.

Son véritable but est la sagesse, car la sagesse est la connaissance appliquée. On enseigne à nos enfants "quoi penser" plutôt que de "comment penser". On ne laisse pas les jeunes tirer leurs propres conclusions. On ne leur enseigne pas comment arriver à leur propre vérité. On ne les laisse pas apprendre la pensée critique. Ce serait risquer qu’ils soient en désaccord avec notre façon de faire les choses ou notre façon de penser. On les condamne à répéter les mêmes erreurs que nous avons commises.

On devrait laisser savoir à nos enfants qu’ils sont, d’abord et avant tout, des êtres spirituels habitant un corps. On devrait leur apprendre des valeurs essentielles, telles que la conscience, l’intégrité, le respect et la responsabilité. Je pense que ces concepts devraient être notre modèle éducatif et en être le fondement.

On devrait leur apprendre comment résoudre les conflits sans violence, comment vivre sans peur, comment agir de façon désintéressée et aimer sans condition. On devrait les aider à comprendre ce qu’est l’équité, le respect, la tolérance, l’économie fondée sur l’éthique, la visibilité et la transparence.

Si on m’avait enseigné la philosophie du bien-être dans ma jeunesse, je n’aurais pas passé tant d’années à me triturer les méninges, à me questionner sans relâche pour arriver au même résultat. Si j’avais su que le bonheur était plus facilement atteignable, j’aurais pu l’enseigner à mes enfants qui à leur tour l’aurait enseigné aux leurs.

Jean-François Roberge, ministre de l’éducation vient de nous annoncer qu’un nouveau cours de Culture et de citoyenneté québécoise sera donné au primaire et au secondaire au Québec dès la rentrée 2023. Il remplacera celui d’Éthique et de culture religieuse. Je crois sincèrement que la formation devrait être obligatoire aux enseignants pour la mise en œuvre du programme. Enfin, on va enseigner la philosophie à nos enfants! Je me réjouis à la pensée qu’on va valoriser la liberté d’expression, le véritable dialogue démocratique et la pensée critique. J’apporte cependant un petit bémol. Considérant la multitude de thèmes extrêmement importants de ce cours, j’ai bien peur que de n’y consacrer qu’une heure par semaine ne soit pas suffisant et que les sujets ne soient qu’effleurés.

L’intention et le but de l’école seraient d’encourager les enfants, du plus bas âge jusqu’à la fin de leurs études, à explorer ces valeurs et à apprendre comment les utiliser, les rendre fonctionnelles, et même à les remettre en question.

Lorraine Charbonneau – Retraitée de la Fonction publique fédérale – Résidente du Marronnier - Laval – le 24 novembre 2021

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Partager irrésistiblement

Que faire quand on ne peut s’empêcher de partager ce qui nous passionne, ce qu’on découvre avec grand intérêt? On écrit des articles ou des livres, on offre des conférences ou on enseigne dans une classe. J’ai eu le bonheur de le faire depuis une vingtaine d’années.

Ma mère dit que j’avais appris à lire avant d’aller à l’école et je me souviens encore de mes cadeaux à 6 ans. Mon père m’avait construit un petit pupitre et une tante enseignante m’avait offert un tableau en ardoise et des craies. Quand je n’arrivais pas à persuader ma petite sœur ou mon frère de trois ans d’être mes élèves, j’enseignais à ma poupée.

Enseigner, c’est apprendre. Un sage n’a-t-il pas dit qu’on enseigne ce qu’on a le plus besoin d’apprendre? Paradoxe? Pas vraiment quand on y réfléchit. On a beau trouver notre sujet ou domaine passionnant, ça ne veut pas dire qu’on le maitrise assez pour le partager. Les communications orales ou écrites me fascinent depuis toujours et je suis loin d’y exceller. Je n’arrête pas d’en apprendre davantage sur cet art.

Un concept, une règle que les élèves ne saisissent pas démontre souvent au « prof » que ce n’est pas encore assez clair dans sa propre tête. Quand on a trouvé assez de façons de présenter une idée, une théorie ou un processus pour que chaque type d’apprenant comprenne, on a nous-même réellement intégré l’apprentissage.

J’ai enseigné la rédaction d’affaires, l’anglais langue seconde ou la construction d’une lettre de présentation de curriculum vitae à plus d’une trentaine de groupes d’adultes durant une douzaine d’années. Chaque fois, je modifiais mes séances de formation. Je découvrais des manières plus efficaces, des ressources plus à jour, des exemples plus clairs. Ma rétroaction tenait compte de la personnalité et des acquis de chaque personne. Comme un chef évolue en essayant des combinaisons différentes d’ingrédients ou des techniques nouvelles, en restant branché sur les préférences de sa clientèle, les profs progressent si leur désir d’apprendre ne s’éteint pas et que leur exploration continue.

Beaucoup de parents l’ont découvert. Dire de faire quelque chose à nos enfants sans le faire nous-même, c’est stérile. C’est quand on a vraiment appris ce qu’on veut transmettre et qu’on le vit de plus en plus que le message est assimilé. Quelqu’un l’a écrit bien avant moi : ce que tu fais parle si fort que je n’entends pas ce que tu dis.

Charlotte Boulanger – architecte des mots - Montréal - Québec - le 25 juillet 2021

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Apprendre toujours davantage

La vie est une école qui m’a beaucoup appris. Les leçons qu’elle m’a données, m’ont été d’un grand secours, elles m’ont ouvert des portes et m'ont montré les chemins que je devais prendre pour ne pas me perdre.

J’ai la faculté de penser, mais hélas pas celle de tout comprendre. Plus j’apprends, plus je m’aperçois qu’il y a des choses à apprendre, ce qui fait que plus j’apprends, plus je prends conscience de l’étendue de mon ignorance.

Ma curiosité, mon besoin de savoir et de comprendre sont insatiables. L’informatique est arrivée tard dans ma vie. Ce qui me désole, c’est que j’en suis au point où le monde s’apprête à vivre de grands changements au niveau planétaire. Je vois à l’horizon, un nouvel avenir émerger et je me demande si j’aurai le temps de constater, ne serait-ce qu’une infime partie, de ces nouveautés que je considère, peut-être naïvement, comme des merveilles.

Ça me fascine d’entendre parler d’intelligence artificielle, de robotique, d’autos sans conducteurs, de taxis volants autonomes, de logiciels puissants qui déterminent les tâches qui peuvent être effectuées par des machines, en médecine entre autres. Des mots bizarres comme logarithme et nanotechnologie m’intriguent. Ils me confrontent aussi à ma propre ignorance.

Nous verrons dans un avenir pas si lointain des maisons entièrement automatisées. Les innovations sont attribuables aux pouvoirs quasi illimités des technologies. C’est à espérer cependant qu’on découvre ce qui nous permettra de contrer les effets désastreux des gaz à effet de serre afin d’assainir la terre et de nourrir tous ses habitants.

Les connaissances se développent à une vitesse folle. Le savoir est comme un soleil qui nous renvoie ses rayons, nous réchauffe, nous éclaire mais qui peut aussi nous faire du mal.

Je suis bien consciente que toutes les nouveautés qui se profilent à l’horizon ne changeront pas grand-chose à ma vie de tous les jours, c’est plutôt ce qui se passe dans mon imaginaire qui change.

J’espère cependant que toutes ces nouvelles innovations apporteront à l’humanité plus d’amour et de sagesse.

Lorraine Charbonneau – retraitée de la Fonction publique fédérale – résidente du Marronnier - Labsl - Québec – le 5 juillet 2021

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L’ensAignement…

Comment enseigner à quelqu’un, surtout à un être cher, à ne plus saigner de l’intérieur car de par notre vision du cœur nous arrivons à voir qu’une hémorragie reliée à des blessures d’amour ne se cautérisent pas…

Nous récoltons ce que l’on s’aime, une moisson d’amour inconditionnelle arrivera à nous nourrir, à nous faire vivre, par contre l’amour conditionnel va seulement nous permettre de survivre !

L’ensaignement pour moi est synonyme de l’ancien leitmotiv publicitaire de l’Armée Canadienne qui nous disait : Si la vie vous intéresse ? Ça disait en fait, venez saigner pour nous, petits soldats…

Mais enseigner l’amour de soi, Ouf ! « Ça vas-tu être bien long ? T’as-tu une version Podcast pour que je l’écoute dans ma voiture quand je vais travailler et que je suis pris dans le trafic, c’est le seul temps que j’aie… »

Dans ma démarche comme thérapeute, je tente de dédramatiser, d’installer une dérision à la place du drame, de cette façon le mental ne peut plus devenir un dramaturge manipulateur ! Ça te désensaigne, ça cautérise les fuites d’amour, c’est l’enseignement que les multiples cancers m’ont appris, et oui, il vaut mieux enseigner que d’en saigner…


Je vous souhaite de tapisser votre vie mur à mur, de mots d’amour et non à propos des maux d’amour…


Apprenons le geste du semeur, investissons en nous, en devenant semeur et non celui qui se meurt à travers les hémorragies !

Marcel Boyer - massothérapeute - emotionreset.com - Montérégie - Québec - le 1er juillet 2021

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