Le monde

Le Tour de France – étape Dunkerque – Calais du 5 juillet 2022

Il est passé chez nous, et toute la population était au rendez – vous. Elle attendait cet événement avec une grande joie. Chaque ville et village étapes avaient décoré pour l’occasion. Les enfants encore à l’école avaient peint des panneaux et criaient les bras levés. Des plus petits aux plus anciens jusqu’aux petits chiens attendaient sur le rebord des routes.

Voici d’abord venir la horde de la caravane, voitures rigolotes klaxonnant ou musique à fond, jetant quelques souvenirs sur son passage: casquettes, bob, saucissons, lessives et autres jetons, avant l’arrivée du peloton qui pédale dans de gros efforts. Ils arpentent les montées et les descentes, sur des kilomètres reliant une ville à une autre, passant par de petits villages pour agrémenter leur voyage. Les routes en pavés ou les routes montagneuses, celles des mers également. Pauvres coureurs que la météo parfois asticote. Cette année, ils sont gâtés, ils connaîtront le grand soleil, la canicule du Nord au Sud. Quelques nappes de brouillard pour les lève-tôt. Un, deux, trois coups de pédales dans chaque région. Ont -ils le temps d’admirer les paysages, ou les œuvres d’art qui leur rendent hommage ? Nous sommes tous là pour leur crier « courage ». Après l’effort, le réconfort les attend au bout de l’étape. Ils partageront un bon gueuleton autour de la même chanson « À bicyclette ».

C’est notre voisin belge maillot jaune qui a remporté l’étape Dunkerque – Calais.


P.S. Voir les photos prisent du Tour de France par Gaëlle Bernadette Lavisse accompagnant ce texte sous le volet Photos et à l'onglet Sur le vif

©Gaëlle – Bernadette Lavisse – auteure – poète – écrivaine biographe – Hauts – de – France 62 – texte reçu le 9 juillet 2022

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Histoire du Montréal souterrain

Je suppose que beaucoup de montréalais ne savent pas que le Montréal souterrain existe et que plusieurs n’y ont jamais mis les pieds. Pourtant c’est le plus vaste réseau souterrain urbain dans le monde.


Le Montréal souterrain est tout bonnement une ville souterraine qui faisait partie des plans de modernisation du maire visionnaire de Montréal, Jean Drapeau, dans les années 50, de même que le métro de Montréal, de l’Expo 67, de la Ronde et des Jeux olympiques de 1976. Le Montréal souterrain est né avec la construction de la Place Ville-Marie en 1962. Quel homme formidable et ingénieux ce Jean Drapeau, il a toujours eu mon admiration.

Qui aurait cru qu’il y a un réseau (RÉSO) qui couvre 32 km de passages piétonniers sous la ville de Montréal. C’est un ensemble de rues et de galeries souterraines climatisées qui dépasse tout ce qui a été fait dans le monde jusqu’ici. Le Complexe Desjardins est le point de départ pour y accéder, on a qu’à suivre les panneaux RESO pour se repérer.


Parmi les services accessibles, on compte des banques, des hôtels, des restaurants, des cinémas, des centres commerciaux, un grand nombre de boutiques, des salles de spectacles, des musées, plusieurs bibliothèques, des édifices universitaires ainsi que sept stations de métro et deux stations de trains de banlieue. C’est même possible de se faire coiffer ou de se faire faire les ongles. On y trouve aussi deux patinoires. Tout au long des couloirs souterrains, nous pouvons y admirer des œuvres d’art, verrières, sculptures, un fragment du mur de Berlin et une statue-fontaine, magnifique sculpture qui se trouve au Centre de commerce mondial de Montréal.


Le Montréal souterrain comporte plus de 190 points d’accès extérieur et des centaines de personnes l’utilisent chaque jour, surtout durant l’hiver montréalais, pour travailler, magasiner, se restaurer, s’amuser ou simplement s’y promener. Il donne aussi l’avantage de pouvoir se déplacer en ville sans sortir dehors, ce qui peut être très pratique lorsqu’il fait très froid.


Se promener tout simplement dans le RÉSO est une destination en soi. Bien qu’il soit plaisant de se promener au soleil, il demeure, que pendant certains mois, l’humidité de l’été et le froid de l’hiver fait en sorte qu’il est alors plus agréable de marcher à l’intérieur. On y voit des décorations flamboyantes de toutes les formes, de toutes les couleurs qui ont l’heur de nous attirer, nous séduire et bien sûr nous inciter à consommer.

On peut se procurer une carte du Montréal souterrain pour s’orienter parmi ses innombrables galeries.


J’ai visité le Montréal souterrain à plusieurs occasions dans ma vie. Il faut aimer la marche, être bien chaussés et aimer aller à l’aventure pour y découvrir de la nouveauté. J’encourage mes concitoyens à se réapproprier cet espace bien de chez-nous.


Lorraine Charbonneau – Retraitée de la Fonction publique fédérale – Résidente du Marronnier à Laval – envoyé le 5 janvier 2022

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Mon voyage à Paris

On voyage d’abord pour se changer les idées, pour oublier ses petits soucis, pour changer sa routine et pour s’ouvrir à de nouveaux horizons. Quelques souvenirs éparpillés de mes nombreux voyages me reviennent agréablement en mémoire, surtout ceux qui m’ont le plus impressionnée. Je vais raconter ici mes deux semaines passées à Paris.

D’abord, une petite parenthèse pour mentionner que mon ancêtre Olivier Charbonneau, sa femme Marie Garnier et leur petite fille Anne qui avait deux ans et demi vivaient à Marans, en Aunis. À Larochelle, ils se sont embarqués sur le Saint-André, ont traversé l’océan pour arriver en Nouvelle-France, le 29 septembre 1659.

À Paris, nous logions, ma compagne et moi, dans un petit hôtel sympa à Montmartre tout près du Moulin de la Galette qui a été immortalisé par deux grands peintres, Renoir et Van Gogh. Le cinéma Studio 2 se trouvait en face de notre hôtel. Nos journées étaient consacrées à visiter Paris. Nous revenions à l’hôtel vers dix-sept heures. Après un brin de toilette, nous prenions un apéro et allions souper.

Les deux premiers jours, nous avons pris l’Open Tour, autobus à deux étages, pour visiter Paris. Les renseignements nous étaient transmis par des appareils audio branchés à chaque siège. Nous pouvions descendre à notre guise, pour aller visiter, puis remonter en montrant notre passe au chauffeur. Deux journées splendides où le soleil brillait de tous ses feux.

À Paris, je me suis tout de suite sentie chez-moi, le nom des rues me racontait l’Histoire. Le pont Alexandre le Grand m’a le plus impressionnée avec ses pylônes surmontés d’illustrations en bronze et ses candélabres en bronze doré.

Je n’oublierai jamais notre visite au Palais de Versailles et de ses magnifiques jardins. Nous avons été charmées par les peintures, les lustres, les dorures et par la grandiose place. Marcher sur les pas des rois qui y ont vécu et qui se sont succédés était vraiment impressionnant.

Notre-Dame de Paris m’a fait découvrir une architecture extraordinaire et m’a émerveillée par ses vitraux, peintures, sculptures et gargouilles. On ne peut pas aller à Paris sans se délecter des merveilles du Louvre, sans visiter la Tour Eiffel, la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, le musée Grévin et les Galeries Lafayette. J’ai apprécié notre croisière sur la Seine. Pour nos déplacements, nous prenions le métro à tous les jours.

Au cimetière du Père-Lachaise, je me suis recueillie sur les tombes d’Edith Piaf, de Gilbert Bécaud et de Marie Trintignant. Passer devant la tombe d’un Frédéric Chopin, d’un Molière ou d’un Balzac m’a fait une impression toute bizarre. J’ai réalisé alors qu’ils n’étaient pas que des personnages, mais des personnes réelles qui ont, bien sûr laissé leurs marques, mais vécu, travaillé, souffert et qui sont morts.

De venir en France, d’avoir mis les pieds sur la terre natale de mes ancêtres m’a fait chaud au cœur. C’est comme si je les ramenais chez eux.

Lorraine Charbonneau – Retraitée de la Fonction publique fédérale – Résidente du Marronnier à Laval – le 8 décembre 2021
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Destination inconnue

Vous dire la route que je dois parcourir ou vous parler de mon itinéraire semble bien présomptueux de ma part. Mais je tente malgré tout de me prêter à ce jeu.

Je voyage surtout dans des pays aux horizons infinis. Mon loisir préféré est de visiter avant d’élire domicile à un endroit propice à mon caractère aventureux qui aspire à la sérénité.

Tout au long de la route, les compagnons qui me côtoient se délectent, tout comme moi, des beautés de cette nature, d’une richesse incommensurable et de ce climat où il fait bon se prélasser. À l’occasion, nous dansons au rythme d’une musique endiablée de l’orchestre des grandes villes. Parfois, la musique devenant plus douce et reposante, nous tournons jusqu’à en perdre haleine en tenant compagnie aux animaux de la forêt, apprivoisés par notre touche de velours.

Tout à coup, me voilà entrainé dans une descente aussi rapide qu’un cerf-volant en déroute. Où vais-je mettre pied? Une force puissante m’oblige à m’abandonner et me prend en charge au gré de ses caprices. Ce long trajet se termine alors en ma fierté exclusive qui bien humblement se fond dans une diversité pour former un décor féérique que vous admirez, pendant que votre être tout entier entonne un TE DEUM.

Le temps d’une saison, j’aurai donc participé à votre joie, à votre extase et à vos jeux, pour être vaincu par un rayon de soleil, dans une espérance sans fin, puisqu’une goutte d’eau aura perpétué la vie du flocon de neige de mes débuts. * Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est la neige. *

Angéline Viens – enseignante à la retraite – Manoir Brossard – Brossard – Québec – le 1er décembre 2021

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Hyères

Avec ses plages orientées aux quatre vents

D’où l’on peut voir où que l’on soit, le crépuscule

Sous le murmure apaisant des vagues s’échouant,

Écrasé de soleil, brûlant lors des canicules,

Le bonheur a pour moi goût d’écume saline

Et le parfum de l’iode qui flotte dans l’air

La douceur d’une arène, caressante ondine

Et le chant de la houle, bercement pendulaire.

Je me souviens de la fraîcheur de l’onde sur ma peau

Je me rappelle la violence du vent qui emmêle

Le cri des mouettes se disputant au raz de l’eau

Et le crissement du sable entre les orteils.

Hyères est ma maison, mon enfance et mes racines

Le havre choisi par mes parents où s’accrocher

La douceur de vivre et la chaleur qui câline

Le port dont toujours ma nostalgie me fait rêver

J’ai adoré les balades en forêt des Maures

Et les pique-niques ensablés au goût de fêtes

Les senteurs du maquis et le bruit des cigales dès l’aurore

Marcher dans la colline et se perdre sur ses crêtes

J’ai aimé le mistral qui décoiffe et l’orage qui gronde

La mer démontée sur l’Amour des îles se laissant malmener

La neige comme un cadeau et ses perles qui fondent

L’hiver doux, le printemps renaissant, et même l’invasion de l’été.

Danièle Comparetti -Infirmière - Tours - France - le 20 septembre 2021

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À peaux strophes

Entends-moi, frère humain, c’est l’instant qui s’écrie

Celui où tout bascule, l’instant de vérité

Regarde notre histoire, on l’a bien héritée

Lis tes ratures : ainsi un nouveau monde s’écrit

Que fourmillent les cigales, que les chaperons bougent

Des errements du passé il faut faire fable rase

Qu’on se laisse emporter, le corps beau et le regard

Sur nos arbres, perchés par une douce extase

Certaines étoiles sont mortes qui nous éclairent encore

D’autres pas encore nées qui brilleront sur demain

Puissent-elles nous regarder sans avoir à rougir

Rien ne sert de mourir il faut partir au point

Brisons notre confort, l’étroit petit cocon

Et laissons de côté le mièvre et la tordue

Sur des pétales de prose dormons, car nos peaux aiment

Et parfois certains vers à nos âmes sont mordus

Il faut se mettre aux vers, les prendre au pied de la lettre

Et surtout s’embrasser se serrer dès demain

Même si la peau hésite, il faut tendre l’humain

Car c’est ce que nous sommes : humains et frères de l’être

Vivons l’instant-cadeau, oui, le moment-présent

Et ne perdons jamais notre sens de l’amour

Pour que, se retournant, puissent dire nos enfants

Une rivière fut déviée, puis retrouva son cours

Jérôme Houard - journaliste indépendant de formation - poète par hasard (Vingt-quatre heurts en plein sommeil) - depuis peu écrivain public - France - le 10 septembre 2021

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Aller-Retour

Sur la route des vacances vers Orford, l’indication de la plus petite ville du Québec, à juste titre avec ses 50 habitants, soit Saint-Benoît-du-Lac, m’a interpellée. Nullement planifiée, la visite de l’Abbaye et son monde de quiétude, de prières et de travail, laquelle remonte à la nuit des temps m’ont apaisée quelques instants. Moment de zénitude !

Une véritable oasis dans le brouhaha continuel où nous sommes plongés depuis plusieurs mois. Puis le retour chargé d’images de pierres, témoins des nombreux allers-retours de la communauté de moines vers leur lieu de culte, de chants grégoriens emplissant le silence, et de bons fromages à déguster.

Oser prendre un chemin de traverse énergise le corps et l’esprit ! Semblable à ce choix de cours, d’ateliers, de conférences qui nous interpellent certes, mais aussi par son opportunité de rencontres stimulantes.

Puis, la nostalgie grandeur nature avec le dernier coucher de soleil dans l’eau du lac Memphrémagog telle une photo gravée sur mon disque dur!


Retour au bercail!

Bien sûr, d’autres escapades se profilent à l’horizon !


Tout compte fait, pouvoir aller et venir à notre guise dans notre beau et grand pays, est un privilège en ces temps qui courent!

Je nous souhaite un automne enrichissant avec nos engagements tels qu’ils puissent être!

Louise Gagné - retraitée, Boisbriand - Québec - le 27 août 2021

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